En construction

 

MASTER 2  :

 

1) Qu’est-ce qu’un MASTER 2 ?

Il faut avoir validé le MASTER 1 pour y accéder (équivalent première année de licence, équivalent 2 certificats MSBM + le concours de l’internat ou 3 certificats MSBM)

Il semble quand même que l’administration soit assez souple avec ces règles.

Un MASTER 2 est une opportunité de découvrir le monde de la recherche scientifique.

Classiquement, il dure une année avec une partie théorique, une partie pratique (stage) et une validation (souvent un examen écrit, un mémoire « rapport de stage » et un oral, parfois il y a plus de critères à valider)

Chaque école doctorale propose plusieurs MASTER 2. On choisit celui qui nous plait le plus puis on choisit son directeur. C’est avec lui qu’on élabore un sujet, un projet de recherche.

Il est important de choisir un directeur avec qui on s’entend bien mais aussi qui soit compétent et surtout présent, disponible !

Le directeur est forcément rattaché à la fac.

Il est utile pour  pouvoir faire de la recherche ultérieurement mais pas indispensable.

Cependant il est obligatoire pour espérer avoir un poste universitaire à l’hôpital et pour, par la suite, faire une thèse scientifique (d’une durée de 3 ou 4 ans à temps complet, à différencier de la thèse de doctorat d’une durée de 1 ans maximum à temps partiel).

Il est parfois « fortement conseillé » pour espérer avoir certains postes de chef de clinique.

A noter que pour la majeure partie des internes ayant fait un MASTER 2, leur mémoire de DES et leur thèse découlent de leur travail et prennent donc moins de temps.

2) Ca veut dire quoi un poste universitaire ? Comment en avoir un ?

Avoir un poste universitaire (PU PH) à l’hôpital c’est théoriquement avoir son temps divisé en 3 activités : 1/3 clinique, 1/3 enseignement, 1/3 recherche. Mais il est rare que ces proportions soient respectées …

Pour avoir un poste de PUPH, il faut……beaucoup de choses car il y a plusieurs postulants et peu de places, c’est donc un peu la jungle.Il faut avoir :

-avoir un CV béton, en gros meilleur que celui des autres postulants. Ca veut dire qu’il faut que vous fassiez beaucoup de choses en lien avec les 3 domaines cités au-dessus  comme par exemple : donner des cours, avoir un poste de chef de clinique, faire un MASTER 2, une thèse scientifique, participer à des congrès, des colloques, participer à des projets de recherche….et bien sûr PUBLIER !!! Publier ça veut dire écrire des articles qui sont publiés dans des revues scientifiques les plus prestigieuses possibles (avec un gros Impact Factor). Plus vous avez d’articles, dans de très bonnes revues, et en premier auteur (très important), mieux c’est pour vous. Et en gros on va comparez le nombre d’articles que vous avez avec le nombre d’articles des autres PH postulants.

-avoir de la chance : il faut qu’un poste de PUPH se libère dans votre discipline, ou qu’il soit créé.

-connaître le chef de service, avoir des relations, etc …sont bien sûr des facteurs pondérateurs non négligeables.

Donc le MASTER 2  c’est comme le bac : seul il sert pas à grand-chose, mais sans lui on n’ a pas accès à beaucoup de choses.

Bien sûr il n’y a pas que le statut de PUPH qui permet d’accéder à la recherche en France mais ça reste un statut privilégié pour un médecin qui s’oriente vers cette voie.

 

3) Dans quel cadre peut-on réalisé un MASTER 2 ?

-Durant une année recherche

-Durant une médaille d’or

-Durant une disponiblité (6 mois renouvelable 1 fois) en faisant des remplacements en clinique ou en cabinet (plus rare à trouver)

-En trouvant une bourse publique ou privée mais assez difficile à trouver en psychiatrie notamment si on s’intéresse à des projets peu « productifs » pour les labos comme les sciences humaines et sociales.

–En parallèle de stage d’interne assez cool (ça se fait mais c’est moins confortable et pas possible pour tous les MASTER 2, exemple celui des neurosciences)

L’ANNEE RECHERCHE :

 Financée par la fac.

On est payé comme un interne pendant un an pour faire le DEA.

Elle doit se prendre AVANT la fin de l’internat obligatoirement.

L’accès est sur un concours entre les différents postulants de toutes les disciplines confondues. Jusqu’à présent seul le classement à l’ENC était pris en compte mais les modalités viennent de changer : il semble que d’autres critères, en plus du classement interviennent comme par exemple le fait d’avoir déjà publier, d’avoir un autre diplôme en lien avec les sciences (ENS…)….

Pour motiver sa candidature il est important d’avoir bien « bétonné » son projet c’est-à-dire de savoir quel MASTER 2 on va faire et éventuellement avoir choisi son directeur et déjà pondu son sujet. Ce n’était pas nécessaire lorsque seul le classement du concours était pris en compte mais désormais, motiver sa demande devient incontournable.

Cela veut dire que lorsqu’on demande une année recherche, comme une médaille d’or ou encore une bourse, il faut avoir déjà réfléchi longtemps à l’avance son projet de recherche.

Il semble, d’après l’expérience des intervenants, que l’année recherche soit une solution très confortable pour faire son MASTER 2.

 

LA MEDAILLE D’OR :

Financée par les HCL, c’est donc un « concours » local avec 8 postes disponibles.

Elle se fait obligatoirement APRES l’internat validé (mémoire de DES) sans forcément avoir sa thèse de doctorat.

Il faut avoir fait au moins 2 stages en CHU (càd aux HCL) ou pour les internes de psy 1 CHU + un stage universitaire au Vinatier (chez DALERY, TERRA…)

La médaille d’or n’a pas pour vocation de financer que les projets de recherche, elle peut aussi être accordée pour un stage à l’étranger, un CHU ailleurs, un stage clinique bien spécifique (pour une formation spécifique par exemple)…

Le concours  est en juin et comporte une épreuve orale (défendre son projet) et sur dossier (CV, titres et travaux ;..cf ci-dessus)

Quelques exemples de MASTERS 2 :

@ Histoire, philosophie et didactique des sciences :

Filière Philosophie et anthropologie du soin

Université Lyon 1 (cf site internet de la fac)

Les internes ayant choisi ce Master expliquent que celui-ci permet de se positionner à distance de la clinique, de la psychiatrie et de se questionner, d’analyser les débats philosophiques et théoriques qui existent autour de cette discipline si particulière. Comprendre ce qu’est la psychiatrie, pourquoi différentes théories existent…

@Psychopathologie et psychologie clinique :

Université Lyon 2 (cf site internet de la fac)

Il semble que ce Master, beaucoup plus « sémiologique » que le premier, soit intéressant pour ceux qui cherchent à mêler psychiatrie, psychanalyse et recherche.

Bien que compatible avec un stage très cool, on ne chôme pas pour autant.

@Neurosciences :

Université Lyon 1- Ecole IFNL

Ce Master est pour le coup pas du tout clinique. Il est orienté « neurobiologie », et actuellement surtout sur les sciences cognitives.

2 semaines de cours théoriques et un stage.

Il est donc choisi par des médecins venant de diverses spécialités.

C’est une année très chargée incompatible avec un autre travail en parallèle. Il demande beaucoup de temps sur le terrain de stage.

La validation du stage est assez dense : épreuve d’anglais, de biblio, épreuve écrite (sur les cours théoriques), un mémoire et une soutenance orale.

Un exemple de sujet : Etude de la schizophrénie sur le modèle animal.

@Sciences cognitives :

Université Lyon 2, Institut des Sciences Cognitives

Liens :

-Site internet du CeNGEPS (centre national de gestion des essais de produits de santé) pour l’allocation année recherche.

www.cengeps.fr

-Bulletin officiel N°40 du 2 novembre 2006 sur les modalités d’organisation de l’année recherche dans les études de pharmacie et de médecine.

www.education.gouv.fr/bo/2006/40/MENS0602431A.htm