La team culture nous régale de plusieurs évènements en très peu de temps, donc voici un petit résumé pour ceux du fond qui n'étaient pas attentifs !

  • Le 19 avril à partir de 19h00, projection de "The Pillow Book" avec Marie-Hélène Scotto 

"Nagiko a hérité de son père l'art de la calligraphie, auquel elle voue, comme lui, une passion sans limite. A chacun de ses anniversaires d'enfant, Nagiko se souvient que son père écrivait ses voeux sur son visage. Aujourd'hui, quelque vingt ans plus tard, la jeune femme recherche l'homme qui saura couvrir son corps d'un flamboyant poème. Elle se lie avec Jerome, un Anglais, qui la persuade d'être le pinceau plutôt que le papier, et d'écrire sur sa peau à lui le texte qu'il fera ensuite lire à un éditeur. L'étrange manuscrit remporte un tel succès que l'éditeur s'éprend de Jerome. La jalousie s'installe entre les trois protagonistes, d'autant que la belle n'hésite pas à utiliser d'autres hommes comme écritoire..."

La projection sera suivie d'un temps d'échange avec Marie-Hélène Scotto, psychiatre au Vinatier, autour du riche sujet qu'est le Moi-Peau (inscriptions corporelles, scarifications, tatouage... on ne vous dit pas tout !).

  • Le 23 avril à partir de 20h00 Psy et littérature sur Henri Michaux avec le Dr VENET sur les textes :  - Ecuador
                                          - Voyage en Grande Garabagne
                                          - Misérable miracle
                                          - Façons d’éveillé, façons d’endormi
                                          - Face à ce qui se dérobe (pour le récit intitulé Bras cassé)

Henri Michaux est un poète belge naturalisé français. Il s'installe en 1924 à Paris et publie "Qui je fus". Il fait alors de nombreux voyages: en Asie, en Amérique du Sud. Au cours d'un périple en Inde, il découvre les effets de la magie, qu'il assimile au processus de la création littéraire. La littérature n' est pas pour Michaux une représentation de ses fantasmes ou un simple divertissement, mais une véritable expérience vécue.

Il travaille aussi le dessin qui lui apparaît comme plus libérateur, sans l'obstacle des mots chargés de tout un contenu qui fausse la signification qu'ils devraient avoir. Mais pour parvenir à l'exploration intégrale de ses "propriétés" (les espaces du dedans) et tenter de se débarrasser, le plus possible, des contraintes du dehors, il utilise des drogues. Il s'aperçoit que ce procédé n'est qu'un misérable miracle et abandonne ses tentatives. Jusqu'au bout, Michaux poursuivra inlassablement la recherche d'un équilibre qui ne s'établisse pas au prix de la négation de soi.

 

  • Le 14 Juin Théâtre psy "Festen" ATTENTION DONNEZ VOS PAIEMENTS DE 12€ AVANT LE 13 AVRIL !
    [̲̅$̲̅(̲̅ ͡° ͜ʖ ͡°̲̅)̲̅$̲̅]

Tout le monde a été invité pour les soixante ans du père. Au cours de ce repas festif, Christian prend la parole et déterre des secrets enfouis. Quand une réunion de famille devient le lieu où éclate le discours et que le cri se heurte à un mur, on se demande ce qui est le plus insoutenable : dire enfin la vérité ou que cette vérité une fois dite ne soit pas entendue ? Du mensonge collectif au racisme insidieux, quand la réalité se veut choquante à défaut d’être salvatrice, Festen invite à plonger dans la complexité d’une famille débordée par sa mémoire. Cyril Teste poursuit ses recherches en mettant en scène et en images ces zones sombres de la nature humaine. Cette mise en scène, qui s’écrit comme un plan séquence au plus près des acteurs et du récit, révèle la fonction politique du théâtre à travers le discours.